Yop yop !!
Bonjour bonjour,
En cette fin d'année rendue tout particulièrement passionnante par notre Président adoré ( comment !! je vois des gens au fond de la salle qui n'ont pas l'air convaincus ! ), l'heure n'est pas au
farniente. Cette semaine, les évenements se sont enchainés les uns après les autres à un tel rythme au point que le temps semble s'être spécialement étiré pour pouvoir les faire tous rentrer !
Vous me suivez là ?
Bon.
De retour de Kending, Nicky et moi nous affairions sur la question du mariage. Mes papiers étant arrivés de France, il nous fallait alors les faire valider par les autorités taiwanaises avant de
pouvoir en faire quelque chose. Et bien sûr, les modes d'emploi fournis par les autorités françaises et taiwanaises présentes quelques divergences au niveau de l'ordre des étapes à
effectuer. Auquel se référer, ne me poser pas la question, car probablement je vous répondrais : "Au deux ! "
Il apparu finalement qu'il fallait avant tout traduire les papiers en chinois avant de pouvoir les faire reconnaitre par le gouvernement taiwanais (et là on donne raison au mode d'emploi
français). Une tâche bien plus ardue qu'elle ne le laissait paraître au départ. Traduire un acte de naissance en chinois ... et il faut vraiment tout traduire, y compris les tampons et cachets
appliqués par les diverses administrations... ce n'est pas du gâteau. Les phrases sont longues, très très longues. D'ailleurs, dans le mien; il n'y a que 2 phrases, mais chacune fait environ 5
lignes !
Pas facile certes, mais loin d'être impossible. Les papiers sont désormais entre les mains des autorités françaises à Taipei et une fois tamponnés, le reste se fera rapidement.
De Kending, Koujiro et moi avions remonté entre autre, la Suzuki DR de Koei. Koujiro avait déjà planifié une sortie le dimanche suivant, et comptait ainsi m'emmener dans la région d'Yilan, , afin
de me faire découvrir les voies forestières du nord-est de l'ile.
Dimanche 16 décembre 2007.
6h58
La paupière gauche enfin décollée, je regardais l'heure sur mon portable. Il ne restait plus que 2 minutes avant que le réveil ne sonne... La nuit m'avait paru bien bien courte, mais l'implacable
réalité était bien là ... euh ... implacable... c'est le mot.
Bref, il a bien fallu que je me lève.
Je devais être chez Koujiro à 8h, et comme je n'étais pas trop sûr de la route, je préférais partir plus tôt en prévision d'eventuelles erreurs de parcours.
La veille au soir, j'avais pourtant consulté la carte régionale, mais c'était loin d'être clair. C'est ainsi que je rallongeais mon parcours afin d'emprunter un itinéraire déjà connu.
7h50
Le temps de ce côté de l'ile était fort agréable, bien mieux que le prévoyait la météo. J'arrivais doucement à Xindian, une ville au sud, dans le prolongement de la capitale. Malgré le calme
relatif, comme cela peut l'être un dimanche matin en ville, j'étais tout de même en retard de quelques minutes ...
En téléphonant à Koujiro (1.pour m'assurer qu'il s'était bien réveillé; 2.pour lui donner ma position), je le voyais sortir de la rue avec son 4x4 rouge.
8h20
Les motos enfin fixées sur la remorque, nous partions en direction d'Yilan et en chemin, nous récupérions Apple par la même occasion.
L'autoroute qui mène à Yilan emprunte un très long tunnel de 14km de long. Connaissant les conditions géologiques de la région, c'est un exploit technique qui a couté une dizaine d'années en
temps. Mais grâce à cela les régions d'Yilan et Hualian sont moins isolées. Il est désormais possible de rejoindre la capitale en beaucoup moins de temps.
9h30
Nous arrivions enfin de l'autre côté du tunnel et découvrions avec "joie" les nuages gris qui obstruaient le ciel taiwanais. Derrière la vitre arrière du 4x4, je regardais la brume qui recouvrait
les pans de montagne. Je pensais déjà au point essentiel de la journée : ça va glisser ...
10h
Une fois au point de rendez-vous, la deuxieme surprise fut de voir que nous ne serions que 4 voire 5 tout au plus. La plupart des habitués aux sorties "nordiques" avaient tout
bonnement laissé tomber, sûrement à cause du temps trop incertain qui régne habituellement sur la région.
Avant de prendre le depart nous nous sommes rendus dans un petit resto manger quelques nouilles.
Ce n'est pas la peine de faire cette tete, personne ne va te les voler tes nouilles !
10h30
Nous avons d'abord suivi la route nationale qui se dirige vers Fushan. Apres 5 ou 6 kilometres d'ascension et de virages dans la montage, nous sommes arrives devant l'entree de la voie
forestiere. La seule consigne fut de rester prudent en raison de la route glissante qui nous attendait. Rendue difficile a cause des pluies des jours, celle-ci allait surement presenter bon
nombre d'ornieres et grosse flaques d'eau. Des lors, seule la meteo du jour, qui ne s'etait contente que nuages gris, m'apportait un peu de reconfort.
La route n'est certes pas tres agreable, mais la fraicheur du climat fait ressortir les senteurs de verdure et les paysages sont d'une beaute paisible. Sans les cris des oiseaux, on pourrait
croire que le temps s'est arrete.
11h30
En effet ca glisse, et pas qu'un peu ! Mon predecesseur semble eprouver pas mal de difficultes, et le chemin est trop etroit pour que je puisse le depasser. Sa moto est equipee de gommes trop
lisses pour qu'il puisse controler correctement sa moto. Et moi derriere, je dois m'adapter a son rythme.
Fushan est semble-t-il une sortie classique dans le nord. Si la route est seche, sa difficulte est peu elevee.
Ce qui m'a frappe une premiere fois ce matin-la, ce fut de me retrouver dans la ville d'Yilan, alors que la derniere fois que j'y etais passe, c'etait avec Loic, et nous allions alors entamer
notre ascension vers Lishan.
12h00
Ca glisse beaucoup trop !!! Heureusement, la deuxieme partie s'effectua essentiellement sur gravier. Enfin, vers midi, nous sortions des bois et debouchions sur une autre route nationale,
la 7.
Il fut decide de continuer plus loin afin de trouver l'entree d'une autre voie forestiere. Gulu ( prononcez Goulou ).
Sur la route vers Gulu. Voici quelque chose de typiquement taiwanais. On trouve souvent dans les campagnes des champs de fleurs. Il n'est pas rare les jours feries de voir les abords de ces
champs remplis de touristes venus se faire prendre en photo.
Nos partenaires eprouvent un peu de septiscisme face a l'enthousiasme affiche de Koujiro. La voie de Gulu demande en effet une autorisation de la police locale. Et a chaque fois, ils se sont fait
refoules. Koujiro pretend de son cote qu'il n'y aura pas de probleme.
Apres etre passe au poste de police, nous avons du negocier notre "billet d'entree" avec des locaux. Quelques cigarettes, un moment de rigolade, et l'affaire
fut dans le sac, rondemment menee par Koujiro, sous les yeux ebahis de nos partenaires : " Mais qu'est ce qu'il a bien pu leur raconter pour qu'ils laissent rentrer si facilement ?!"
Probablement rien d'autre que du baratin ...
13h
Si les locaux ne sont pas chauds pour nous laisser rentrer, c'est qu'ils s'inquietent pour notre securite. A priori, je n'ai pu vu grand chose de bien spectaculaire. Mais il nous est arrive de
traverser des anciens eboulements comme sur la photo ci-dessous. Cela represente beaucoup de travail afin de rendre la route a nouveau pratiquable.
Koujiro derriere moi, j'etais a nouveau coince derriere mes deux autres partenaires. Ils semblaient encore eprouve des difficultes, bien que la route etait de loin beaucoup plus pratiquable que
celle du matin.
ok.
Finalement, je suis passe devant, et plein gaz, j'ai poursuivi mon ascension seul devant.
Y'a pas a dire, c'est humide !
Plus je montais, et plus la route s'encombrait d'herbes hautes. La visibilite s'en trouvait reduite, et parfois, au detour d'un virage, je me retrouvais devant un arbre tombe sur le chemin. Il
fallait alors deblayer le passage.
Malgre tout, je restais encore bien seul devant.
Quelques champignons...
Koujiro et Apple
Je suis arrive au bout du chemin. Difficile de dire ce qu'il y a plus loin.
Le reste ne peut se faire qu'a pied. Koujiro m'a explique qu'avant, lorsque le chemin etait pratiquable, il etait possible de rejoindre la vallee.
Chacun parle de ses experiences sur la route.
Et maintenant ? on fait quoi ?
Ben ... on fait demi-tour et on refait le chemin en sens inverse.
14h30. Nous voici a nouveau devant l'entree de la voie, la ou nous avions discutaille de notre passage avec les locaux. Ceux-ci etaient deja repartis au travail, et il ne restait plus qu'un chien
pour garder la route ...
Un ami voulait nous rejoindre plus loin, et un autre, que nous avions laisse tomber sur le chemin pour cause de retard abuse, allait finalement nous rattraper a la sortie de Fushan.
Mis en confiance par la route precedente, j'attaquais fort Fushan. Et rapidement je tombais sur Ah Xian, qui nous attendait devant un passage difficile du parcours, une petite montee recouverte
de terre detrempee qui rendait son ascension peu evidente. Ah Xian y avait deja tente sa chance 5 fois sans succes. Une fois tout le monde rassemble, chacun tenta sa chance. Koujiro monta
sans difficulte evidemment, les autres y arriverent au bout de quelques essais. Quant a moi, ma premiere tentative fut avorte a cause d'une pierre qui faussa ma trajectoire. Mais la deuxieme fut
la bonne !
De retour au point de depart.
16h30.
Nous sommes enfin rentres sur Yilan. Ah Xian nous a invite dans son restaurant a steack. Miam !
La photo n'est pas tres representative de la taille ... mais c'est enorme !!
Apres cette sympathique soiree, il fut l'heure de rentrer a Taipei. L'autoroute etait encombree au niveau du tunnel, et les 14km nous demanderent environ 1 heure ...
De retour a Xindian, je retrouvais ma petite 125cc et rentrait a la maison, prendre une bonne douche et un peu de repos.
A tout'
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